Prix de l’immobilier : les tensions dans les grandes villes persistent

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Pour le 6e mois d’affilée, la totalité des villes de plus de 100 000 habitants voient les prix de l’immobilier augmenter.

Ce constat reste valable dans la plupart des villes de plus de 50 000 habitants. L’Île-de-France ne fait pas exception en la matière puisque 75% des villes connaissant une hausse de plus de 10% sont situées hors région parisienne.

La hausse des prix de l’ancien s’accélère

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La crise sanitaire et trois confinements n’y auront rien fait : le rythme annuel de la hausse des prix ne faiblit pas.

L’accélération initiale du printemps 2019 s’est poursuivie en janvier 2021 et au-delà.  Pour l’ensemble du marché, l’augmentation est de 6.7 % sur un an (+ 4.7 % en janvier 2019, + 3.6 % en janvier 2018). C’est le marché de la maison individuelle qui remporte la palme (+ 7.7 %), les appartements réussissant un score tout à fait honorable (+ 5.9 %).

Le marché n’avait pas connu de progression aussi rapide depuis l’été 2011 ! On note toutefois une transformation de la demande initiée par les difficultés des ménages modestes à réaliser leur projet immobilier. Le marché se déplace ainsi vers des produits plus chers : meilleure qualité et localisation plus recherchée.

Les prix affichés ont modestement reculé en janvier 2021. Pour autant, les offres des vendeurs n’annoncent pas de véritable accalmie sur le front des prix. Cette situation est traditionnelle des mois d’hiver, mais la dynamique haussière des prix reste tenace.

Marché de l’immobilier : la pandémie rebat les cartes

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Les chiffres sont très clairs : le stock de logements à vendre est au plus bas. Le volume de transactions sur l’année 2021 devrait donc baisser. Un mal pour un bien ? Cette rareté relative de l’offre permet de maintenir les prix, exception faite de Lyon et des principales villes de France où un léger recul est possible.

L’attitude des banques et des ménages dans les mois à venir est incertaine. Si les taux restent particulièrement bas, la confiance des prêteurs conjuguée aux inquiétudes économiques des ménages pourrait limiter les effets d’une conjoncture particulièrement favorable pour emprunter.

Le rééquilibrage des prix au profit des villes moyennes représente un phénomène encore trop récent pour en faire une tendance lourde. Mais la remise en cause de la métropolisation est une petite musique qui résonne de plus en plus du côté des professionnels de l’immobilier.

Enfin, Evotion observe une conséquence notable de la crise du Covid : le retour des meublés. De nouveaux comportements sont nés du confinement et du télétravail. Quitter les grandes villes est une idée qui fait son chemin, mais comme elles concentrent la majorité des employeurs, la participation régulière à des réunions de travail en présentiel reste indispensable. La location ponctuelle de meublés apporte une réponse adaptée à ce nouveau besoin, au point de représenter aujourd’hui près de 25 % du parc locatif parisien.